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Texte en français Un concert de Michel Camilo

Il y a quelques jours, je suis allé à Xixón pour voir l'OSPA avec Michel Camilo. Ils allaient jouer les Balcánicas, pour Juan Manuel Ruiz, le Concierto para piano y orquesta pour le même Camilo, la Rhapsody in Blue et An American in Paris, pour George Gershwin.

D'abord je dois dire que je me suis informé de ce concerto pour la presse et très difficilement. Quelques journaux disaient qu'il allait se dérouler au Teatro Jovellanos, mais ce n'etait pas vrai; le véritable lieu était le Teatro de la Universidad Laboral. Celui-ci est un très remarquable endroit, l'un des plus grands bâtiments d'Espagne; il vaut la peine d'aller là n'importe quel jour, seulement pour le voir. Et le nouveau théâtre est superbe.

Il y a, sans doute, de la magie lorsque une grande orchestre symphonique commence à jouer. Le son des violons, doux, presque silencieux, semble arriver de nulle part. Las Balcánicas est une œuvre magnifique, avec beaucoup de force et intensité. Ruiz peut être orgueilleux pour son travail.

Ensuite, Camilo arriva et s'assit au piano, un grand Steinway & Sons à queue, bien sûr (comment jouer Gershwin avec n'importe quel autre instrument?). Et nous avons écouté une musique si intense qu'il était difficile de croyer que celui-lá était le son d'un piano. Le premier mouvement avait un air africain (Camilo dit "yoruba"), et le piano était presque un instrument de percussion. Le second mouvement... Ça a été merveilleux. Une melodie douce, en tons mineurs, émouvante. Il a valu la peine d'aller seulement pour écouter telle beauté. Le troisième mouvement a été comme le premier: actif, énergique.

Alors, pendant l'entracte, quelqu'un a monté sur scène pour accorder le piano! Et ensuite, l'OSPA et Camilo ont joué les œuvres de Gershwin: Un Americain à Paris et Rhapsody in blue; excellent. Le public a applaudi à l'excès, et le premier bis a été incroyable. Un exercice de virtuosité qu'un doit voir pour le croyer, une pièce de son classique mais inspirée au jazz latin. Une vitesse et précision que très peu de pianistes peuvent montrer. Un dernier bis, un blues plus lente, et beaucoup d'applaudissements encore.

Superbe. Virtuose. Un homme qui (on peut le voir) vit pour la musique, et qui, malgré son génie et sa taille, sourit à tout le monde et semble prochain, humble. Le protagoniste est sa musique, pas lui.

Texte en français Beautiful Love

J'aime bien cette chanson, comme je l'ai dit beaucoup de fois. Et ce dernier dimanche nous l'avons jouée chez mon ami Luis.

Le résultat n'est pas parfait, bien sûr, mais je crois qu'une chanson si belle est belle même jouée par nous. Ma guitare est une Ibanez Artcore AG75, amplificateur Peavey.

Beautiful Love [WMA, 1,8 Mo]

Text in English Texto en español Texte en français A politician's word / Palabra de político / Parole d'homme politique

[Multilingual post / artículo multilingüe / article multi-language]

Some months ago I wrote about the need for a website to store what our politicians say. It is not such an illogical idea; if they give their word, we should be able to tell which one honoured it.

It seems that some guys have put this into practice, specifically in relation to the candidates' promises during the election campaign. Good news, if this contributes to a more intelligent and rational debate about politics. These guys are the same that keep El Manifestómetro, devoted to counting people at demonstrations and protests (and the only reliable source for these data in Spain).

Once again, civil initiative is of much more value than those of journalism, whose duty would be exactly to give information to citizens. In this case, information flows the other way around...



Hace unos meses escribí sobre la necesidad de un sitio web para anotar lo que dicen nuestros políticos. No es una idea tan absurda; si dan su palabra, deberíamos poder distinguir quién la ha cumplido.

Parece que hay quien ha llevado esto a la práctica, concretamente en relación conn las promesas que hacen los candidatos en la campaña electoral. Buenas noticias, si esto contribuye a que el debate sobre política sea más inteligente y racional. Los responsables del sitio son los mismos que llevan El Manifestómetro, que se dedica a contar gente en las manifestaciones (y es la única fuente fiable para tales datos en España).

Una vez más, la iniciativa ciudadana resulta mucho más valiosa que la periodística, cuyo deber debería ser precisamente dar información a los ciudadanos. En este caso, la información fluye al revés...


Il y a quelques mois j'ai écrit sur la nécessité d'un site web pour collectionner ce que nos hommes politiques disent. Ce n'est pas une idée autant absurde; si ils donnent sa parole, nous devions pouvoir distinguer qui l'a tenu.

Il semble que quelqu'un a mis cela en oeuvre, précisément en ce qui concerne a les promesses que les candidats font pendant la campagne électorale. Bonnes nouvelles, si cela contribue à un débat politique plus intelligent et rationnel. Les responsables du site sont les mêmes qui sóccupent de El Manifestómetro, consacré à compter les gens dans les manifestations (et qui est la seule source d'information fiable pour ces donnés en Espagne).

Une autre fois, l'initiative citoyenne demeure beaucoup plus estimable que la journalistique, dont le devoir serait précisément de donner information aux citoyens. Dans ce cas, l'information découle dans le sens contraire...

Texto en español Texte en français Les 35 heures / Las 35 horas

[Article bilingue / Artículo bilingüe]

Le débat que j'ai vu il y a quelques jours pourrait être commenté pour longtemps, mais (comme un exercise) je transcrirai seulement quelques mots d'Arlette Laguiller. Je dis une autre fois: pas tout les membres du débat étaient d'accord, mais personne ne se moqua d'elle. (Les parties que je ne comprends pas figuren comme [...]).

(Yves Calvy)- Est-ce que ce pays a changé depuis votre première campagne électorale?

(Arlette Laguiller)- Oui, evidemment. On est, dans un des pays les plus riches du monde. Il y a une regression social comme il n'a pas eu depuis longtemps. Et quand je me suis présentée la première fois il n'y avait casimment pas chômage, en 1974. On est aujourd'hui, au minimum, à trois million chômeurs. Et encore j'oublie tous les travailleurs à temps partiel. On est dans un pays où il y a sept millions de travailleurs pauvres, qui gagnent 700 € par mois. On est dans une situation où il y a une crise du logement comme on a rarement vue, au point que la Fondation [...]Pierre estime aujourd'hui qu'il y a dans ce pays trois millions de mal-logés que nous avons 1.200.000 personnes qui son en demande d'un logement [...] et qui attend désesperément un [...] 100.000 personnes qui sont sans [...] du tout. Donc, on est dans cette situation qui n'etait pas celle de la première fois où je me suis présentée. On est vraiment dans une situation d'urgence sociale avec, d'un côté, un pole de fortunes extravagants, de profit extravagant, des grands satrapes de ce pays, et un autre pole de milliers, de dizaines de milliers, de millions de personnes qui sont poussées vers la misère.

Y.C.- Vous dites que la France a plus mal à 2007 que lors de votre premiere campagne électorale à 1974?

A.L.- Quand on parle de la France, on parle de quoi? Il y a la France des riches, et il y a la France des pauvres. Il y a la France des financiers, qui font d'enormes profits sur l'especulation financière, l'especulation immobilière, et il y a des millions de personnes qui n'ont pas d'emploi. Alors, de quelle France on parle? Moi,
je ne répresente pas "la France", je veux répresenter [...] les travailleurs, le monde du travail.

(...au sujet des 35 heures hebdomadaires...)

A.L.- Justement, tout est lié. Moi, je ne suis absolument pas par l'abrogation des 35 heures et je suis d'accord pour qu'on travaille moins pour que plus de personnes travaillent. Evidemment. On peut pas aujourd'hui discuter comme ça de la culture, de l'emancipation...

Y.C.- Le travail est un gâteau qui se partage [...]?

A.L.- Le travail peut être un gâteau qui se partage [...], effectivement. Mais d'abord, comment on finance le travail? C'est à dire, comment on donne un emploi à tout le monde aujourd'hui, on donne un emploi tout le monde [...] sur le profit énorme, extravagant des plus grosses entreprises quand une multinationale comme Total fait presque 13 milliards de profits aujourd'hui. Un milliard plus que l'année dernière. On sait déjà. 87% de cela qui part dans les poches des gros actionnaires. Et ça n'est pas pour créer des emplois. Parce convient pas nous dire que les investissements productifs. Il n'y a pas des investissements productifs. Les profits sertent actuellement à ce que les entreprises se rachettent les unes à les autres. On a vu ce merveilleux, la fusion Alcatel - Lucent aujourd'hui. Qui se traduit par 12.500 suppressions d'emplois. La majorité, des ingenieurs et techniques qui vont perdre leurs emplois. Est-ce que Lucent et Alcatel vont mal? Non. [...] Ce sont les
travailleurs qui paient pour les profits des entreprises. [...] On ne peut pas discuter de la valeur travail quand il y a trois millions de chômeurs.




El debate que he visto hace días daría para comentar bastante tiempo, pero (como ejercicio) transcribiré sólo algunas palabras de Arlette Laguiller. Lo digo otra vez: no todos los contertulios estaban de acuerdo, pero nadie se burló de ella. (Las partes que no entiendo figuran como [...]).

(Yves Calvy)- ¿Ha cambiado este país desde su primera campaña electoral?

(Arlette Laguiller)- Sí, evidentemente. Estamos en uno de los países más ricos del mundo, pero hay una regresión social como no ha tenido desde hace mucho tiempo. Y cuando me presenté la primera vez no había prácticamente paro, en 1974. Estamos hoy, como mínimo, en tres millones de parados. Y aún dejo fuera a todos los trabajadores a tiempo parcial. Estamos en un país en el que hay siete millones de trabajadores pobres, que ganan 700 € al mes. Estamos en una situación en la que hay una crisis de vivienda como no se ha visto prácticamente nunca, hasta el punto de que la Fundación [...] estima hoy que hay en este país tres millones de personas mal alojadas, que tenemos 1.200.000 personas que buscan vivienda [...] y que esperan desesperadamente un [...] 100.000 personas que están sin [...] en absoluto. Por tanto, estamos en esta situación que no era la de cuando me presenté la primera vez. Estamos realmente en una situación de urgencia social con, por un lado, un polo de fortunas extravagantes, de beneficios extravagantes, de grandes sátrapas de este país, y otro polo de miles, decenas de miles, millones de personas que son empujadas a la miseria.

Y.C.- ¿Dice Vd. que Francia está peor en 2007 que cuando fue su primera campaña electoral en 1974?

A.L.- Cuando se habla de Francia, ¿de qué hablamos? Hay la Francia de los ricos, y la de los pobres. Hay la Francia de los financieros, que consiguen beneficios enormes con la especulación financiera, inmobiliaria, y hay millones de personas que no tienen trabajo. Así que, ¿de qué Francia hablamos? Yo no represento a "Francia", yo quiero representar [...] los trabajadores, el mundo del trabajo.

(...Sobre la jornada de 35 horas semanales...)

A.L.- Justamente, todo se relaciona. Yo no estoy en absoluto a favor de la suspensión de las 35 horas y estoy de acuerdo en que se trabaje menos para que más personas trabajen. Evidentemente. No se puede hoy en día discutir así sobre la cultura, la emancipación...

Y.C.- El trabajo ¿es como una tarta que se comparte [...]?

A.L.- El trabajo puede verse como una tarta que se comparte [...], efectivamente. Pero antes, ¿cómo se financia el trabajo? Es decir, ¿cómo se da un trabajo a todo el mundo hoy, [...] sobre los beneficios enormes, extravagantes de las empresas más grandes cuando una multinacional como Total genera casi 13 millardos de beneficio hoy en día? Un millardo más que el año pasado. Ya se sabe. El 87% de eso se va al bolsillo de los mayores accionistas. Y eso no es para crear empleos. Porque conviene hablarnos sólo de las inversiones productivas. No hay inversiones productivas. Los beneficios sirven actualmente para que las empresas se recompren unas a otras. Hemos visto esta maravilla, la fusión Alcatel - Lucent, hoy. Que se traduce en 12.500 puestos de trabajo suprimidos. La mayor parte, de ingenieros y técnicos que van a perder su trabajo. ¿Acaso Lucent y Alcatel van mal? ¡No! [...] Son los trabajadores los que pagan por los beneficios de las empresas. [...] No se puede discutir sobre el valor del trabajo cuando hay tres millones de parados.

Testu n"asturiano Texte en français Débat / debate

[Artículu billingüe / article bilingue]

Il y a quelques jours, j'ai vu un programme d'une station française. Avec mon pauvre français j'ai essayé de comprendre un débat sur politique (les élections présidentielles françaises sont prochaines).

Au moins sept personnes étaient là: représentants de partis politiques (et le candidat même en quelques cas), quelque professeur d'université, et un modérateur qui savait faire son travail. Ils parlèrent du système de représentation et élection français, de la proportionnalité, du pays, des 35 heures hebdomadaires... Il était impressionant d'écouter Arlette Laguiller dire que laisser tout le monde travailler plus heures pour gagner plus était la même chose que dire qu'il fallait faire des heures supplémentaires, et... NON: qu'il fallait plutôt créer des emplois, et que la France n'était pas si bien, que de quelle France parlions-nous, de la France des bancs et des investisseurs et des spéculateurs, qui était très bien, ou la France des gens, qu'elle voyait autour et n'était pas si bien. En un débat sur politique, en France, tu peux encore dire ça, et personne ne se moque de toi, ni t'appelle rouge ou radical ou progressiste.

En réalité, personne ne se moquait de personne. Personne n'interrompait personne. Il y avait, l'un a côté des autres, des droitiers, des gaullistes, des gens de Le Pen. Et cela n'était pas une volière. Chacun parlait, soutenait son avis, donnait ses raisons. Tout était respect et civilisation.

Si en Espagne nous faisions un débat pour les élections, il y aurait seulement trois politiques: l'un du PSOE, l'un du PP, et un autre d'IU comme décoration. Les autres seraient des bavards. Ils crieraient comme des cochons, ils s'interrompraient, ils feraient de la démagogie. Ils essayeraient de gagner, pas de s'expliquer.

Et qui pis est...

Parlerions nous des bénéfices des entreprises, des besoins du pays, des multinationales, des 35 heures, du service sanitaire, des gens? Non. Nous parlerions du 11-M. Seulement.

Heureusement que les français firent le Siècle des Lumières. S'il était notre oeuvre... quel échec il aurait été!





L'otru día vi un programa d'una cadena francesa. Col mi francés d'andar por casa tuve faciendo por seguir un debate de política (lluéu, nun sé cuándu, son les eleiciones presidenciales franceses).

Ellí hebía polo menos siete presones, representantes de partíos políticos (y en dalgún casu direutamente el candidatu), dalgún profesor d'universidá, y un moderaor que sabía lo que facía. Falaron del sistema de representación y eleición francés, de la proporcionalidá, del país, de les 35 hores selmanales... Ponía los pelos de punta sentir a Arlette Laguiller decir que lo de dexar a la xente trabayar más y cobrar más si facía más hores yera lo mesmo que decir qu'hebía que facer hores estra, y que NON: que lo que había que facer yera crear más puestos de trabayu, y que Francia nun diba bien, que de qué Francia falábemos, si de la de los bancos y los inversores y los especulaores, que diba bien, o la de la xente, que ella veía alredor y nun diba tan bien. Nun debate de política, en Francia, entovía se pué decir eso ensin que naide se ría de ti, ni te llame roxu ni radical ni progre.

Y ye que ellí naide se ría de naide. Naide interrumpía. Hebía nel mismu sitiu socialistas, derechistas, gaullistas, xente de Le Pen. Y nun paecía dengún gallineru. Caún falaba, sofitaba lo que-y paecía bien, daba les sos razones. Too yera respetu y civilización.

Si'n España facemos un debate poles eleiciones, diba haber namás tres políticos: ún del PSOE, ún del PP, y otru d'IX namás que pa decorar. El restu la xente sedríen tertulianos mazcayos. Berraríen como gochos, quitaríense la pallabra, fadríen demagoxia. Taríen a ver quién gana, non a ver quién se desplica meyor.

Y lo peor...

¿Falaríemos de los beneficios de les empreses, de lo que-y fai falta al país, de les multinacionales, de les 35 hores, de la sanidá, de la xente? Non. Falaríemos del 11-M. Namás.

Menos mal que la Ilustración la entamaron los franceses. Si llegamos facela nosotros, menuda mierda diba salir.

Texto en español Texte en français Suplique pour être enterré à la Plage de Sète

El otro día me encontré con una canción de George Brassens que me encantó; letra y música (salvo por la costumbre de Brassens de hacer canciones un tanto monótonas al oído, como esta, basada en un buen hallazgo... que se repite doce o trece veces). me gusta mucho el aire manouche que tiene, y no descarto intentar hacer una versión. Es la Súplica para que me entierren en la playa de Sète.

Llevo tiempo sin escribir en francés, pero me apetecía traducir la letra al español y no deja de ser también un ejercicio. Así que aquí va, una traducción libre y, seguramente, llena de errores. Escrita así, en prosa y en español, suena como una letanía; pero lo que hay que escuchar es la canción original, llena de humor, de swing y de guiños.

La muerte, que nunca me ha perdonado el haber sembrado flores en los agujeros de su nariz, me persigue con un celo estúpido. Por tanto, cercado por los entierros, he creído conveniente poner al día mi testamento, pagarme un codicilo.

Moja, en la tinta azul del Golfo de León, moja, moja tu pluma, oh, mi viejo escribano, y con tu mejor letra anota lo que debería ser de mi cuerpo, cuando mi alma y él no estén de acuerdo más que en una cosa: la ruptura.

Cuando mi alma haya emprendido el vuelo al horizonte, hacia las de Gavroche y Mimi Pinson, de los titis y las grisettes, que mi cuerpo sea llevado a su suelo natal en un coche-cama del Paris-Mediterráneo, con fin de trayecto en Sète.

Mi panteón familiar, ¡qué desgracia!, no es precisamente nuevo. Hablando en términos vulgares, está lleno como un huevo. Y, en este sitio del que nadie sale, corro el peligro de que se me haga tarde, y no puedo decir a esa buena gente "¡Apretaos un poquito!, dejad algo de sitio a los jóvenes".

Justo al borde del mar, a dos pasos del oleaje azul, cavad, si es posible, un hoyito mullido. Un buen nichito, al lado de mis amigos de infancia, los delfines, a lo largo de este arenal donde la arena es tan fina, en la playa de la cornisa.

Es una playa en la que, incluso en sus momentos de furia, Neptuno no se toma nunca demasiado en serio. Donde, cuando un barco naufraga, el capitán grita: "¡soy el jefe a bordo! ¡Sálvese quien pueda! ¡El vino y el anís primero! ¡Cada cual su botella y su valor!"

Y es allí donde, con quince años cumplidos, a la edad en la que divertirse solo ya no basta, conocí el primer amorío. Al lado de una sirena, una mujer-pez, recibí del amor la primera lección, tragué la primera espina.

Con todos los respetos hacia Paul Valéry, yo, el humilde trovador, lo superaré, el buen maestro me lo perdone. Y que al menos, si sus versos valen más que los míos, sea mi cementerio más marino que el suyo, y no disguste a los lugareños.

Esta tumba en sandwich, entre el cielo y el agua, no dará una sombra triste al cuadro, sino un encanto indefinible. Las bañistas la usarán de biombo para cambiarse de ropa interior, y los niñitos dirán: "¡Chachi! ¡Un castillo de arena!"

¿Es mucho pedir? En mi parcelita, plantad, os lo ruego, algún tipo de pino, preferiblemente un pino parasol, que sabra proteger contra la insolación a los buenos amigos que vengan a mi concesión a hacer afectuosas reverencias.

Tanto llegados de España, como de Italia, todos cargados de perfumes, de músicas hermosas, el mistral y la tramontana verterán sobre mi último sueño ecos de villanela un día, de fandango otro, de tarantela, de sardana.

Y cuando, tomando mi montículo como almohada, una ninfa venga a dormir tranquilamente con menos ropa que ninguna, pido perdón por adelantado a Jesús si la sombra de mi cruz se le echa un poco encima, para un pequeño placer póstumo.

¡Pobres reyes, faraones! ¡Pobre Napoleón!
¡Pobres grandes difuntos que yacen en el Panteón!
¡Pobres cenizas de gente importante!
Envidiaréis un poquito al eterno veraneante,
que en sueños pasea en su patín sobre la ola,
que pasa su muerte de vacaciones.



La letra original está en muchos sitios, por ejemplo en el sitio de Mascarenha, donde además hay un hermoso vídeo con el maestro cantando la canción. En http://perso.orange.fr/lymoc/ hay un montón de partituras, incluida esta. Para francoleyentes, en Analyse Brassens se hace un análisis a fondo de sus letras, las referencias que contienen, posibles significados, etc. Y en la página de Brassens en español hay traducciones bastante más decentes que la mía.

Texte en français Outstaaa!

Je viens de finir la lecture de L'Incal, de Jodorowsky et Moebius (Jean Giraud).

Il y a beaucoup d'années, j'avais quelques numéros de Metal Hurlant, une excellente revue de bandes dessinées. Je suis sur, celui ci était un d'eux; il fût publié en 1983 dans l'édition originale française, et j'avais la version espagnole.

J'admirais surtout Serge Clerc et... Moebius. Je ne connaissais pas l'histoire de l'Incal, mais j'aimais bien ses dessins, son imagination, sa capacité pour dessiner des environnement très, très complexes...

Enfin, après beaucoup d'années, j'ai lu l'histoire complete, et je sais qu'est-ce qui s'est passé avec John Difool après son entrée dans la chambre nuptiale de la proto-mère. Il a été très amusant. Bien sûr, il y a trop de mystique pour mon goût, mais les dessins sont spectaculaires.

Pourquoi le titre Outstaaa!? Eh bien, il faut lire L'Incal pour le savoir (et même en le lisant, il sera difficile de voir, car ce n'est pas un mot important dans l'histoire).

Texte en français Stabilité syrienne

Je ne suis pas très informé (eh bien, je crois que personne n'est pas bien informé) sur l'orient prochaine. Mais, après les nouvelles qu'arriven chaque jour depuis un tas d'années de guerres, je m'ai fait une image sur chacun, erroné ou non.

C'est pour ça que je trouve très, très surprenante la nouvelle que je viens de lire à Le Monde: la Syrie promet d'aider à stabiliser l'Irak.

Peut être pour mon ignorance, mais j'ai l'impression de que la Syrie a un long parcours de déstabilisation. Je n'assure pas que tout ce que j'ai lu sur la Syrie est vraie; mais, si seulement une petite partie est vraie, l'aide de la Syrie pour "stabiliser" un pays étranger serait comme l'aide d'un pédéraste pour surveiller la récréation d'une école. Voir le Liban.

Et c'est vraiment incroyable que la Syrie puisse stabiliser, en plus, un endroit comme l'Irak d'aujourd'hui. El Roto, un génial dessinateur espagnol, publie une bande dessinée aujourd'hui dans El País, oú on voit deux hélicoptères en train de lancer des missiles, et un des pilotes dit: "Et si on met Saddam Hussein une autre fois?" et l'autre lui répond: "Tu m'as deviné la pensée!"

Peut être que le retour de Saddam fuisse une meilleure solution que l'aide de la Syrie.

Texte en français Léonie, Nathalie et Ahmed

Ce n'est pas trop intelligent de penser sans arrêt sur la condition humaine. Il est probable d'arriver à quelque affirmation triste. Mais aujourd'hui, encore une fois, j'ai vu quelques nouvelles qui m'ont fait réfléchir.

Léonie Crevel et son avocat, Jean-François Titus
Léonie Crevel est une femme de 80 ans qui a été condamnée à 2 ans de prison pour avoir tué sa fille lourdement handicapée. Léonie avait perdu son fiancé quand elle avait 18 ans, elle avait eu 8 enfants, elle avait travaillé durant dix-sept ans pendant que son mari était malade, elle avait soignée sa fille Florence (tout seule) pendant 14 ans des la mort de son mari... Elle se rappele de l'époque où elle travaillait comme des jours heureux. Elle dit qu'elle a tué sa fille Florence parce qu'elle (Florence) souffrait trop. Cette photographie ci est celle de Léonie avec son avocat.

Nathalie Ménigon est une ancienne membre du group terroriste Action Directe, condamnée à perpétuité (deux fois) pour deux assassinats. Elle avait demandé la suspension de peine parce qu'elle est partiellement hémiplegique des deux accidents vasculaires cérébraux, et la ainsi nommée loi Kuchner permet de suspendre les peines des personnes malades en certain cas. Sa pétition a été rejetée.

Ahmed Naji est un Marocain. Son père s'appelle Omar, et sa mère Um Hani. Il parta pour trouver un travail en 2003. Il fit naufrage en une petite barque devant Rota, et il va étre enterré maintenant, après trois ans. L'entreprise de pompes funèbres va payer les dépenses, mais ils réclament que quelqu'un autre le fasse. Paraît-il que l'administration de Justice ne veut pas le faire, ou qu'il n'est pas claire qui va payer l'enterrement finalement.

Texte en français Des réflexions sur l'Alzheimer Texte en français

Je connais quelque cas prochain de maladie d'Alzheimer. Je ne veux pas écrire sur la maladie même, mais sur quelques réflexions qui me viennent à l'esprit. En réalité, trop d'idées peuvent arriver à propos de la maladie en général et de l'Alzheimer en particulier...

On peut penser à la mort, evidemment. L'Alzheimer nous ressemble à une sorte de fin de la vie avant le fin véritable. Mais je pense souvent que la mort est un événement naturel, pas si tragique; ainsi, la mort ne serait pas trop mauvaise si l'on compare avec cette mort cérébrale, lente et inutilement longue. Malheureusement, il est impossible de savoir ce qui sentent les malades...

On peut penser à la societé en général. Soigner un malade d'Alzheimer est un travail énorme, presque non-viable pour une famille, sans parler d'une persone seule. En Espagne, il n'y a pas presque aucune aide pour soigner un malade d'Alzheimer. Quand on parle des impôts, du rôle de l'État, de l'initiative privée... je me demande qui s'occupera des malades et ses familles, s'ils ne sont pas utiles pour faire d'affaires. Maintentant, le rôle de l'État devrait augmenter beaucoup, et non diminuer.

Hier, il a été un de ces "jours de...", le jour de l'Alzheimer. J'ai connu quelques personnes qui s'occupent de mener une association de familiers de malades. Ils sont peus, ils n'ont pas aucune aide, ils doivent lutter seuls, ils doivent travailler gratuitement.

Non, mes chers amis néo-libéraux. Je ne crois pas que aucun de vous veuille aider ces gens. Je crois que, quand je paie mes impôts, une partie devrait être pour eux. Et s'ils ne receivent pas assez... je devrai payer plus.

Bien sûr, beaucoup de réfléxions sur le cerveau, l'esprit, la pensée, la personnalité, pourraient occuper cette page... mais ça serait très difficile de faire maintenant. Un autre jour, peut être...

Texte en français Inquiétant Texte en français

Quelques choses sont, sans doute, inquiétantes. Je crois qu'aucun ne voudrait se trouver à côté d'un cimetière d'animaux une nuit noire. Ou se promener sous la pluie près d'un câble electrique. Ou mettre la main dans la bouche d'un crocodile, bien qu'il soit dressé.

Mais il y a d'outres choses, beaucoup plus simples et beaucoup moins dangereuses (eh bien, peut être le cimetière d'animaux n'est pas si dangereux, mais... qui peut le dire?) qui sont inquiétantes aussi.

Marcher par un escalator arrêté. C'est inquietant. Même si je sais que l'escalator est cassé, et qu'il ne va pas marcher... Je peux monter ou descendre d'une façon plus ou moins normale. Mais je sens l'inquiétude. Et je ne suis pas l'unique qui sent ça.

Être à côté d'un précipice. Plutôt, être à côté du bord d'un sol, même s'il ny a pas aucun précipice, et seulement deux ou trois mètres de haut. S'il y a un appui ou balustrade, il n'y a pas de problèmes. Mais s'il n'y en a pas, je dois être éloigné du bord, environ deux mètres. Ce n'est pas le hauteur qui m'inquiète, donc.

Monter sur une grande roue. Oui, je sais qu'elle a été vérifiée, et que même si je suis grand elle est concevue de façon que je ne tomberai pas. Mais... je ne suis pas tranquille.

Et, maintenant que j'ai écrit quelques situations, je vois ce que m'inquiéte souvent.

C'est la posibilité de tomber.

Et pourtant tomber est necessaire pour apprendre, pour grandir...

Curieux!

Texte en français Échec et réussite Texte en français

Nicolas Sarkozy, le ministre de l'intérieur français, a un plan contre l'échec scolaire. Ça serait superbe que ce plan fût, vraiement, mis en pratique, et qu'il fonctionne.

Dans notre université, il paraît que monsieur le Recteur veut reduire aussi le taux d'échec. Deux vice-recteurs ont étudié quelles sont les matières avec le plus grand taux d'échec, la plus grande bourse (sic) de ratés et/ou le plus bas indice de satisfaction. Ils ont choisi les 27 plus mauvaises avec ce critère, et ils vont se réunir avec les professeurs de cettes matières. Ils vont définir un plan (comme M. Sarkozy) pour "corriger cettes déviations" et aider les profs. La mienne est une des 27.

Je me demande si monsieur le Recteur et ses vice-recteurs ont pensé à quelque outre facteur qui cause l'échec, en plus de celui des professeurs. Parce que, en notre cas, les profs ont été trés bien évalués par les élèves. Parce que moins de la moitié des élèves inscrits assistent aux cours (et, donc, les profs ne peuvent pas avoir aucune influence sur les résultats de ces élèves). Parce que nous avons fait beaucoup, beaucoup plus que la majorité des profs (ou peut être tous) de notre université pour garantir que les élèves reçoivent une bonne formation, avec tout l'aide possible. Et parce que la difficulté de notre matière n'est pas si haute. (Vrai! La moitié des éléves que vraiement assistent aux cours réussissent).

Je me demande si la societé est cohérente avec notre modéle d'université. C'est une université trés ouverte, oú presque chaque étudiant qui veut entrer peut le faire. Les études de génie en informatique sont trés difficiles, mais beaucoup de jeunes veulent les suivre pour plusieurs raisons. Et ils peuvent. Je suis totalement en faveur de ce modéle ouvert; mais ce n'est pas drôle que nous ayons un haut taux d'échecs. C'est le prix que nous devons paier. Mais aujourd'hui il paraît que nous devons avoir des milliers d'éléves de génie, et que tous doivent réussir. Je serais très heureux de le voir, mais ce n'est pas possible. Pas parce que nous ne voulons pas; c'est parce que ce n'est pas facile d'écrire du logiciel, et tu dois étudier un peu si tu veux être capable de le faire.

De toute façon, je suis très, très désireux d'écouter les idées de notres vice-recteurs. S'ils ne sont pas capables d'offrir une solution, une nouvelle idée, nous saurons qu'il n'est pas possible de le faire mieux que nous. Et s'ils peuvent offrir quelque idée, je serais très content de la mettre en pratique.

Mais notre recteur pense que nous pouvons avoir 30 éléves en chaque groupe de laboratoire et 200 en chaque groupe de théorie, et que nous n'avons pas besoin de plus de professeurs. Je méfie un peu des idées de nos supérieurs, et de leur vraie intention d'ameliorer l'enseignement... Je ne conais beaucoup M. Sarkozy, mais en notre cas, je crois qu'il s'agit surtout d'une operation d'image publique.

Texte en français Sexisme Texte en français

Il y a plusieurs années, j'étais arrivé à la conclusion de que les hommes et les femmes étaient presque égales. Qu'il ne fallait pas se préocuper de si quelque personne était, en fait, un homme ou une femme (sauf, évidemment, en certains cas très specifiques). Donc, je n'étais pas sexiste.

Aprés quelques années, j'ai eu changer mon avis. Ça n'a pas été facile; je n'en voulais pas! Mais la réalité m'a forcé à admettre que nous sommes différents. Que certains clichés ne sont pas si faux. Vous pouvez le vérifier en beaucoup de manifestations culturelles qui, étonnamment, sont applicables á travers très différents pays.

Mais ça n'est pas sexisme, à mon avis. Pourtant, aujourd'hui le sexisme vient de la main de beaucoup de féministes, ou de femmes modernes.

Il est presque interdit de dire ou montrer quelques choses. Il faut être très, très prudent quand on va utiliser le mot femme dans n'importe quel endroit. Parce qu'il n'est pas difficile d'offenser les femmes. Quand cela arrive, généralement nous pensons que c'est vrai, que le commentaire ou l'image était offensive, que c'est un héritage de temps passés, que nous ne sommes encore habitués a voir les choses avec égalité et ne remarquons pas ces cas assez tôt.

Mais cela, c'est sexisme. Parce que la même situation, impliquant des hommes à la place des femmes, n'est pas consideré insultant. Et il y a des tas d'examples. Ce matin j'ai vu dans un étalage un livre d'Allan Carr intitulé: "C'est facile pour les femmes de quitter de fumer" (sont les hommes moins forts, ou plus bêtes?) Il y a des tas de spots publicitaires où l'homme apparaît comme un imbécile incapable d'utiliser une machine à laver, ou de nettoyer la maison, et la femme fait des commentaires insultants. Il y a beaucoup d'endroits "seulement pour femmes", beaucoup de couvertures de revues avec des phrases exclusives ou discriminatoires pour les hommes. Il y a beaucoup de spots ou d'oeuvres où l'homme est présenté comme un objet sexuel (et je ne me plains pas, mais les mêmes femmes qui trouveraient offensif la même situation avec une femme acceptent cette-ci sans aucun inconvénient comme quelque chose progressiste).

Et tout cela n'est pas (en quelques cas, seulement) une matière de discrimination positive. Pas du tout.

La prochaine fois que vous voyez quelque commentaire negatif sur les hommes, pensez si votre réaction serait différente avec le même commentaire (ou un outre semblable) dit sur les femmes. Quand vous voyez quelque commentaire positif sur les femmes, pensez si ça n'est pas sexisme, après tout. Quand vous trouvez quelque chose "seulement pour femmes", évidemment il y a des situations où cela a un sense, mais... est-ce le cas? Et, surtout, l'accepteriez-vous en changeant les femmes pour des hommes?

Texte en français La mort de la musique Texte en français

On entend dire dernièrement que la musique est en train de mourir à cause de la piraterie. Ce n'est pas de mon intention de soutenir la piraterie; dans ce texte je veux seulement parler de la mort de la musique.

Quand les machines sont arrivées dans les usines, beaucoup d'ouvriers n'étaient plus nécéssaires. Ça a été un vrai dommage. Quand les villes se sont remplies de centres commerciaux, beaucoup de petits magasins ont du fermer ses portes. Quand quelque travail n'est pas nécéssaire, quelqu'un devient inutile et doit (malheureusement) subir les conséquences.

Les compagnies de disques faisaient un très important travail. Elles fabriquaient les disques, elles les transportaient, elles les vendaient. Personne ne pourrait pas écouter de la musique sans acheter des disques à cettes compagnies (ou aller à un concert, bien sûr). C'était impossible pour un particulier d'enregistrer ses propres disques. Avec les cassettes, tout cela changea notamment, mais la situation était encore semblable. En tout cas, il restait impossible pour un artiste d'enregistrer sa musique sans très chères heures de studio.

Maintenant, avec l'informatique, la situation a complètement changé. Il y a beaucoup de manières de transporter la musique. Tout le monde peut enregistrer de la musique et copier ses disques, et en plus il n'est pas nécéssaire d'avoir des disques en tout cas. Les compagnies de disques ne sont pas nécéssaires désormais, au moins pour cettes tâches. Et son métier n'a jamais été de faire de la musique, mais de fabriquer ce que les musiciens avaient inventé.

Ce sont les compagnies discographiques qui est en péril. Je connais beaucoup de gens qui font de la musique. Ils jouent malgré la manque d'argent, sans disques publiés, et sans aucun soutien d'aucune compagnie. Ils répètent longues heures, ils offrent des concerts en petits bars, ils donnent des classes à débutants... Ils le font parce que c'est sa vie. Leur seul moteur est son amour pour la musique.

No, la musique ne va pas mourir. La musique n'est pas un modéle de commerce. Je ne soutiens pas la piraterie, mais je ne crois pas que les petits magasins puissent survivre grâce a une sorte d'obligation d'achêter ses produits, malgré leur haut prix. Les compagnies de disques doivent confronter la situation. Son modéle est terminé.