Texte en français Un concert de Michel Camilo

Il y a quelques jours, je suis allé à Xixón pour voir l'OSPA avec Michel Camilo. Ils allaient jouer les Balcánicas, pour Juan Manuel Ruiz, le Concierto para piano y orquesta pour le même Camilo, la Rhapsody in Blue et An American in Paris, pour George Gershwin.

D'abord je dois dire que je me suis informé de ce concerto pour la presse et très difficilement. Quelques journaux disaient qu'il allait se dérouler au Teatro Jovellanos, mais ce n'etait pas vrai; le véritable lieu était le Teatro de la Universidad Laboral. Celui-ci est un très remarquable endroit, l'un des plus grands bâtiments d'Espagne; il vaut la peine d'aller là n'importe quel jour, seulement pour le voir. Et le nouveau théâtre est superbe.

Il y a, sans doute, de la magie lorsque une grande orchestre symphonique commence à jouer. Le son des violons, doux, presque silencieux, semble arriver de nulle part. Las Balcánicas est une œuvre magnifique, avec beaucoup de force et intensité. Ruiz peut être orgueilleux pour son travail.

Ensuite, Camilo arriva et s'assit au piano, un grand Steinway & Sons à queue, bien sûr (comment jouer Gershwin avec n'importe quel autre instrument?). Et nous avons écouté une musique si intense qu'il était difficile de croyer que celui-lá était le son d'un piano. Le premier mouvement avait un air africain (Camilo dit "yoruba"), et le piano était presque un instrument de percussion. Le second mouvement... Ça a été merveilleux. Une melodie douce, en tons mineurs, émouvante. Il a valu la peine d'aller seulement pour écouter telle beauté. Le troisième mouvement a été comme le premier: actif, énergique.

Alors, pendant l'entracte, quelqu'un a monté sur scène pour accorder le piano! Et ensuite, l'OSPA et Camilo ont joué les œuvres de Gershwin: Un Americain à Paris et Rhapsody in blue; excellent. Le public a applaudi à l'excès, et le premier bis a été incroyable. Un exercice de virtuosité qu'un doit voir pour le croyer, une pièce de son classique mais inspirée au jazz latin. Une vitesse et précision que très peu de pianistes peuvent montrer. Un dernier bis, un blues plus lente, et beaucoup d'applaudissements encore.

Superbe. Virtuose. Un homme qui (on peut le voir) vit pour la musique, et qui, malgré son génie et sa taille, sourit à tout le monde et semble prochain, humble. Le protagoniste est sa musique, pas lui.

2 comentarios:

Manuel Cernuda dijo...

Se yo de uno que esta tarde lo tiene :)

Anónimo dijo...

Il semble que La Universidad Laboral n'est pas uniquement l'une des plus grandes bâtiments d'Espagne, il est le plus grand: http://es.wikipedia.org/wiki/Universidad_Laboral_de_Gij%C3%B3n